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lundi 3 février 2014

Exposition à la CIA.

Non, je n'émarge pas à la méphitique maison de Langley, loin s'en faut. Il s'agit plutôt de la Cité Internationale des Arts, cise au 18 rue de l'hôtel de ville, dans le quatrième arrondissement de Paris. C'est Lia Giraud, élève du cycle de recherche SACRE qui m'a proposé de faire partie de ce projet d'exposition collective, et comme j'ai beaucoup d'estime pour son travail, j'ai dit oui.

Voilà l'affiche :

Immersion « en devenir »

Né de la rencontre d'Alexis de Raphaelis, Lia Giraud et Benoit Verjat, IMMERSION est un projet d'installation faisant dialoguer un film et une image vivante formée par des micro-algues. Cette interaction en "temps réel" explore les effets du temps, sous la notion de "Devenir-Algue".

A la rencontre des disciplines, ce projet bénéficie de la collaboration du designer Adrien Bonnerot, du photographe Olivier Gade et de l'aide technique de nombreuses institutions (SUPELEC / EnsadLAb / Fresnoy / Muséum d'Histoire Naturelle de Paris).

Workshop public du 12 Février au 02 Mars 2014

Du lundi au samedi, de 14h-19h

Cité Internationale des Arts 3e étage de la galerie 18, rue de l’Hôtel de Ville - 75004 Paris Tél / Phone : 01 42 78 71 72

mercredi 8 mai 2013

JPO 2013

Cette année, les Journées Porte Ouvertes des ateliers de Vitry sur Seine auront lieu dans tout juste un mois : les samedi 8 et dimanche 9 juin 2013, de midi à vingt heures.

Flyer vitriosart 2013 recto

Flyer Vitriosart verso

Toutes les informations sur le site Vitriosart, je serais, comme toujours, à l'atelier N°11, 16 rue du 10 Juillet 1940.

Un lien vers la page me concernant sur Vitriosart.

Viendez nombreux !

J'écoute For Lena and Lennie (En flânant dans Paris) par Les Double Six

mercredi 1 mai 2013

5³, cinq au cube, c'est le nom d'un nouveau projet, dans la continuité du kiloptyque et du kvardekduptik; il s'agit d'une toute petite pièce, puisque son nom la décrit totalement : c'est un cube de cinq centimètres de côté, en PMMA, avec, en son sein, une diapositive 24 x 36 encapsulée entre deux tranches de silicone.

_DSC9391_01.JPG

Ça fait un bloc d'une taille suffisante pour servir de presse-papier, parfaitement transparent pour que l'on puisse observer l'image qu'il contient, mais le PMMA a des propriétés optiques particulières qui fait des choses rigolotes avec la lumière (les tranches paraissent éclairées de l'intérieur, alors que les faces sont d'une limpidité hyaline, sauf en cas d'accident, volontaire ou non, et le silicone étant quand à lui pur comme de l'eau de source, avec plein de jolies bulles).

C'est donc un petit objet que l'on peut empiler

_DSC9444.JPG

pour en faire une forme triangulaire,

mur

un petit muret,

_DSC9446.JPG

une sorte de cylindre,

enfin, ce que l'on veut.

Mais l'idée de base ayant prévalu à la naissance de 5³, c'est surtout la possibilité d'agrandir l'image de la diapositive, que l'on puisse mieux en profiter : donc le petit cube va venir s'insérer dans une visionneuse

visionneuse

ou un projecteur (projet en devenir, il faut encore que je trouve des LED assez puissantes pour ça), reproductions des anciens systèmes utilisés pour regarder les positifs, complètement transparents eux aussi, de manière à servir de luminaires. La source lumineuse sera une LED, consommant très peu, de sorte que l'on puisse la laisser allumée en permanence, produisant une lumière froide (comprenez, de température de couleur élevée, soit entre 5000 et 6500° Kelvin, comparable à la lumière du jour) pour le meilleur rendu des couleurs de la photo, avec une durée de vie très longue et qui de plus ne dissipe que très peu de chaleur tout en ne produisant pas d'U.V. préjudiciables à la pérennité des couleurs du film. La dimension choisie (hormis le fait que cinq, c'est un chouette nombre), vient du cache des diapositives 24 x 36, qui mesure cinq centimètres de côté, taille normalisée depuis bien longtemps qui permet(tait) de projeter indifféremment les images verticales ou horizontales ainsi que leur positionnement parfait dans le projecteur. 5³ ne fait qu'ajouter un peu d'épaisseur, de matérialité.

Les premiers essais de coulage sont très concluants, malgré différents problèmes comme l'étanchéité du moule, les bulles, l'état du PMMA, et surtout, le positionnement de l'image, qui doit être toujours au même endroit, pour qu'optiquement, par la suite, il n'y ait pas trop de problème de netteté; et le principal souci : arriver à expliquer au film, qui depuis sa naissance s'enroule autour de son axe, qu'il va falloir qu'il s'habitue à être bien à plat:

films courbés

On voit bien ici, depuis le côté, que les films ne sont absolument pas plats (série « Photons »).

Le toucher de la matière m'a aussi donné envie d'en faire sans « cadre » de PMMA, 100 % en silicone parfaitement transparent :

_DSC9402.JPG

le résultat est très satisfaisant et vraiment différent, tant du point de vue tactile que visuel. Je pense continuer dans les deux directions,

_DSC9391.JPG

de toute façon, le cube ayant les mêmes dimensions, il s'insèrera tout aussi bien dans n'importe quel dispositif de visualisation ou de projection, le silicone ayant une tendance naturelle à adhérer aux surfaces lisses, c'est juste un poil plus difficile à ajuster, mais de la sorte, il reste bien en place.

mardi 26 juin 2012

Quarante deuxième billet !

Il faut fêter ça !

Bon, vous ne trouverez pas encore quarante–deux articles sur le blog, quelques uns sont des ébauches d'idées sans vraiment encore grand chose à montrer (voire rien du tout) et ne sont donc pas encore publiés. Je ne me suis pas encore résolu à balancer des idées comme ça sur la toile sans avoir un peu cogité dessus, sans qu'il y aie encore de forme qui se dégage, mais j'écris quand même : ça aide de mettre les choses noir sur blanc. Et puis certaines idées n'iront peut–être jamais plus loin que quelques lignes, pas la peine de vous polluer avec ça.

Donc, pour fêter ça, autant parler à nouveau des kvardekduptiks, avec, en images encore, les étapes de la préparation d'une petite série.

Le PMMA nécessite un recuit après la découpe qui génère des tension importantes dans le matériau (surtout pour cette épaisseur, 20 mm quand même), n'ayant pas d'étuve, ça se passe très bien dans un four ménager:

recuit

quatre ou cinq heures à 60 C°, mais je suis presque au maximum pour ce qui est de la taille.

Dans le cas où ça n'aurait pas été fait, le résultat est néanmoins intéressant, très aléatoire et un peu trash :

La matière semble exploser, prête à se briser (et pourtant ça reste solide, bien que forcément fragilisé) après contact avec un solvant (acétone ou le produit de soudage) en suivant les lignes de tensions résultant de la violence de la découpe à la scie circulaire.

Ensuite, la longue étape du ponçage à l'eau, d'abord au grain 80, puis 160, puis au 240, puis au 500, ensuite au 1000, et pour finir au 2000.

Polissage main

ponçage main 320

Ici, la différence entre un chant poncé avec un grain 320 et un brut de coupe (le morceau poncé perdra un peu de transparence au séchage).

Je pourrais aussi essayer de m'en tenir au grain 240 ou 320 et finir au chalumeau (l'opération se nomme « polissage à la flamme », elle est brièvement mentionnée dans le très bon PDF sur l'Atuglass); je suis en pleine période de test et les premiers résultats sont prometteurs quand au rendu qui, bien que moins lisse que le poli main ou industriel, fait retrouver au PMMA toute sa transparence tout en lui donnant un aspect qui fait penser à ces anciennes vitres à la surface imparfaite.

Polissage à la flamme

On voit bien, au centre, la différence entre avant et après l'action du chalumeau, il faut faire très vite, un petit mouvement de balancier de la main, à plusieurs hertz, en essayant de garder toujours la même distance :

avec une flamme à 2800 C°, le PMMA a tôt fait de prendre feu, mais comme on est concentré sur la flamme dure (bleue), la toute petite surface où l'on est en train d'agir, et qu'elle est environnée de flamme molle (jaune), quand on s'aperçoit que ça brûle, c'est en général trop tard !

Bulles

Et quand ça crame, ça fait des bulles... Ce n'est pas laid non plus, un petit côté lunaire qui n'est pas pour me déplaire, mais il ne faut pas abuser des bonnes choses...

assemblage

Ensuite, on peut passer à l'assemblage du cadre par soudure chimique

protection

(toxique mais je me protège abondamment ;o).

Pour la partie lumière, j'ai prévu de doubler le nombre de LED, en mettre deux rubans de 20 cm par bande de film au lieu d'une seule.

Soit le double de ci–dessus.

La luminosité sera améliorée du côté images, et aussi derrière et de profil, pour la partie luminaire de l'objet.

J'écoute Sunday papers, par Joe Jackson, sur l'album Live at the BBC

lundi 25 juin 2012

Kvardekduptik 2, le retour de la revanche.

À l'instar du kiloptyque, et avant lui, le kvarderduptik, bénéficie lui aussi des avancées issues de la réflexion formelle sur le cadre qui est un moule, initiées avec le mini–kiloptyque.

La suite en images :

Kvardekduptik 2012 Fabrication 01

Le principe des mini–kiloptyques est repris à l'identique, on vérifie à blanc que ça s'ajuste bien.

Kvardekduptik 2012 Fabrication 02

Prêt pour soudure (avec ses petits camarades).

Kvardekduptik 2012 Fabrication 03

L'ultime sélection des films, on va faire un peu de vertical, pour une fois.

Kvardekduptik 2012 Fabrication 04

En cours d'encapsulation dans le silicone.

Kvardekduptik 2012 Fabrication 05

Contrairement au mini-kiloptyque, qui, sur sa base de cinq centimètres, tient bien debout tout seul, le kvardekduptik, de trois centimètres seulement offre une prise au vent trop importante, il bénéficie donc d'un piètement en PMMA qui l'alourdi considérablement et le stabilise parfaitement (le vert, c'est juste le film protecteur du PMMA, le socle est lui aussi transparent).

Kvardekduptik 2012 Fabrication 06

De dos, on notera que l'alimentation des LED se fait encore en série sur ce modèle, et on a bien la seconde prise d'alim permettant de chaîner un autre kvardekduptik ou plusieurs mini-kiloptyques.

Kvardekduptik 2012 Fabrication 07

Tout seul dans le noir, il serait plus en valeur sur un fond neutre, mais là, il est dans son lieu de naissance et de conception.

J'écoute Do to me de Trombone Shorty, sur l'album For true