Après la résine, tout d'abord la puantissime polyester, à prise (trop) rapide, avec en plus un retrait très important, puis la résine époxyde, plus toxique mais inodore, ayant une fâcheuse tendance à un lent mais inexorable jaunissement (si j'avais su avant...).

Le silicone, c'est une tout autre chimie, déjà, c'est parfaitement sans danger : les fiches de données de sécurité sont éloquentes de mutisme, on ne risque rien, même en cas d'ingestion ! Ensuite, le produit que l'on m'a conseillé est d'une grande longévité, avec une excellente résistance aux UV et aux agressions diverses et variées : il sert à l'encapsulation des capteurs solaires. De part ce fait, il a aussi de très bonnes propriétés optiques : parfaitement transparent et d'un indice de réfraction identique de 330 à 1550 nanomètres (bon, je ne m'intéresse qu'à ce qui se passe qu'entre 380 et 680, mais c'est comme ça, j'aurais même préféré qu'il filtre complètement en dessous de 380, pour que les UV n'atteignent pas les films). Par ailleurs, j'ai aussi beaucoup moins de bulles, c'est presque dommage, je commençait à bien les aimer ;o).

kiloptyque CAF2 E10

J'adore ce produit ! Surtout que je peux travailler sans masque de protection respiratoire, ce qui est quand même bien plus confortable. Et puis, quand après avoir coulé un très mince fond de 1 mm d'épaisseur, je viens positionner le film, il se met tout de suite bien à plat, sans regimber, ni rechigner, ni rebiquer : il reste bien sagement là où je l'ai mis, sans que je sois obligé d'y mettre un poids, et ça, c'est vraiment formidable. Seul gros défaut (il en faut bien un) : c'est très coûteux, bien plus que l'époxyde, qui était déjà encore plus chère que la polyester... misère !

Donc après un temps de prise d'au moins 24 heures, on a un film prisonnier dans une matière molle, non, plutôt souple, mais néanmoins solide, un peu comme de la peau. On perd l'aspect de surface avec les grandes chaines de polymères de l'époxyde pour un aspect plus lisse, mais il n'est pas dit que ça réagisse pareil sur les 150 cm2 d'un grand kiloptyque, à voir, donc.

Et puis cette souplesse, je l'attendait pour d'autres projets bloqués par manque du matériau approprié, et de nouvelles idées en ont profité pour jaillir, c'est magifique.