kiloptyque.net

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mardi 15 mai 2012

Fin des JPO 2012.

Un grand merci à tous ceux qui sont venus me soutenir, pour les autres, tant pis pour vous, le Bergerac, la Guiness et la Blanche de Bruges coulaient à flots et c'était plutôt sympathique. Quelques images pour celles et ceux qui ont raté ça :

accueil

De jolis tiroirs permettaient de choisir parmi toutes les images du kiloptyque « Ciel à la fenêtre », le premier du nom, dont les films ne sont pas encore coulés dans la résine ou le silicone, ou le premier coulé, mais dernier en date de prise de vues « Ciel à la fenêtre II (t'as de beaux cieux tu sais) », des tirages 10 x 15 (format carte postale) des 1024 images étaient proposés pour la modique somme de deux euros.

Au dessus étaient présentés quelques tirages de 1024!, en format 10 x 15, 13 x 19, 20 x 30 et 30 x 45 pour lesquels l'accueil a été très favorable, je dois dire que j'ai moi même été agréablement surpris du résultat.

JPO01

Le Kiloptyque, et à droite, les nouvelles productions de l'atelier,

Mini kiloptyque

Les mini kiloptyques, un 4 x 5" de quatrième génération encapsulé dans du silicone dans un cadre de PMMA,

Kiloptique « Ciel à la fenêtre II (t'as de beaux cieux, tu sais) » + mini

À côté de leur ainé, ils ne font pas trop pâle figure.

Kvardekduptik 2012

Le kvardekduptik cuvée 2012 est quand même plus élégant que la cuvée 2011 :

Kvardekduptik 2011

Je ne renie pas, mais je trouve qu'il y a quand même un net progrès.

Kvardekduptik détail

un détail (c'est un kvardekduptik d'images issues de « Ciel à la fenêtre », le premier kiloptyque, encore à naitre.

labo

Les claies de séchage sur lesquelles étaient négligemment posés quelques tests de coulage dans diverses résines époxy,

tests silicone

et sur la table lumineuse, les premiers tests de coulage de gel élastomère silicone, nouveau matériau qui va devenir mon produit de base pour remplacer l'époxy.

Et voilà, c'est tout pour aujourd'hui, on reparlera de tout ça en détail une autre fois.

samedi 12 mai 2012

Quarante deux secondes.

Plus que 42 secondes avant l'ouverture des JPO...



Les 1024 images du kiloptyque, à la vitesse de 24 images par seconde, ça nous donne, incroyablement, la Réponse à la Grande Question sur la Vie, l'Univers et le Reste, selon Douglas Adams : quarante deux secondes !

Un grand merci à Cécile, sans qui, selon la formule consacrée, rien n'aurait été possible !

mardi 8 mai 2012

1024!

1024! est un projet rigolo et annexe à mon travail sur les films, je ne pouvais pas ne pas envisager la question, d'autant plus que c'est un hommage indispensable à Raymond Queneau et ses cent mille milliards de poèmes.

L'idée première est de pouvoir offrir (cadeau ! gratuit ! quelle horreur ! diront certains) une infinité d'œuvres d'art uniques à qui en formule la demande, une version électronique du kiloptyque, en taille écran.

Le but est de créer un kiloptyque numérique, qui s'appellera 1024! (factorielle de 1024), unique à chaque calcul. il faut :

- une matrice de 32 rangs par 32 colonnes

- un choix en random pour chaque image piochée dans une banque de 1024 images, avec une boucle de vérification que l'image n'aie pas déjà été choisie

- positionnement de l'image en suivant l'ordre des cases du tableau ou dans un ordre aléatoire en vérifiant au préalable que la case ne soit pas déjà occupée

- Enregistrement en fichier texte (ou un tableau) de la position de chaque image

- enregistrement de la mosaïque générée en 1 image .jpg.

- un compteur d'itération (pour savoir quand on en sera arrivé au bout et savoir combien d'images sont sorties)

- éventuellement, une comparaison avec l'ordre exact du kiloptyque original (pas indispensable, mais rigolo, si un jour la combinaison identique tombe !)

- et a priori, c'est tout pour démarrer.

C'est le cahier des charges d'une jolie petite application entièrement développée (en Python) pour l'occasion par Aymeric Mazurelle, que je remercie vivement pour son soutien.

1024!-2

Dès que possible, une version en ligne permettra à chaque internaute qui le désirera de générer son petit kiloptyque personnel, unique, téléchargeable immédiatement pour en faire son fond d'écran préféré, voire des dizaines ou des milliers, il y a de la marge avant d'épuiser les possibilités :

541852879605885728307692194468385473800155 396353801344448287027068321061207337660373 314098413621458671907918845708980753931994 165770187368260454133333721939108367528012 764993769768292516937891165755680659663747 947314518404886677672556125188694335251213 677274521963430770133713205796248433128870 088436171654690237518390452944732277808402 932158722061853806162806063925435310822186 848239287130261690914211362251144684713888 587881629252104046295315949943900357882410 243934315037444113890806181406210863953275 235375885018598451582229599654558541242789 130902486944298610923153307579131675745146 436304024890820442907734561827369030502252 796926553072967370990758747793127635104702 469889667961462133026237158973227857814631 807156427767644064591085076564783456324457 736853810336981776080498707767046394272605 341416779125697733374568037475186676265961 665615884681450263337042522664141862157046 825684773360944326737493676674915098953768 112945831626643856479027816385730291542667 725665642276826058264393884514911976419675 509290208592713156362983290989441052732125 187249527501314071676405516936190781821236 701912295767363117054126589929916482008515 781751955466910902838729232224509906388638 147771255227782631322385756948819393658889 908993670874516860653098411020299853816281 564334981847105777839534742531499622103488 807584513705769839763993103929665046046121 166651345131149513657400869056334867859885 025601787284982567787314407216524272262997 319791568603629406624740101482697559533155 736658800562921274680657285201570401940692 285557800611429055755324549794008939849146 812639860750085263298820224719585505344773 711590656682821041417265040658600683844945 104354998812886801316551551714673388323340 851763819713591312372548673734783537316341 517369387565212899726597964903241208727348 690699802996369265070088758384854547542272 771024255049902319275830918157448205196421 072837204937293516175341957775422453152442 280391372407717891661203061040255830055033 886790052116025408740454620938384367637886 658769912790922323717371343176067483352513 629123362885893627132294183565884010418727 869354439077085278288558308427090461075019 007184933139915558212752392329879780649639 075333845719173822840501869570463626600235 265587502335595489311637509380219119860471 335771652403999403296360245577257963673286 654348957325740999710567131623272345766761 937651408103999193633908286420510098577454 524068106897392493138287362226257920000000 000000000000000000000000000000000000000000 000000000000000000000000000000000000000000 000000000000000000000000000000000000000000 000000000000000000000000000000000000000000 000000000000000000000000000000000000

c'est exactement le nombre de combinaisons possibles de 1024!

J'accepte entre temps les demandes par courriel à l'adresse : 1024 arobase kiloptyque.net.

Ce projet pourrait aussi vous permettre de m'aider à phynancer la suite de mes coûteuses élucubrations (du micro mécénat, en quelque sorte), en achetant (payant, quelle horreur ! diront les autres) une image d'un kiloptyque généré par ce biais (donc unique, forcément unique) tirée sur papier argentique dans le format que vous souhaiteriez, du 10 x 15 au 50 x 75, voire plus s'il vous reste assez de place sur les murs ! Aucune limite là non plus ;o).

1024-3

lundi 7 mai 2012

1024! (ça marche!)

1024!N°1

Voici la première image combinatoire générée à partir des 1024 images du premier kiloptyque.

(à suivre...)

vendredi 13 avril 2012

1024! (ça avance)

Pour le projet en cours 1024!, les prises de vues sont finies depuis une semaine,

A0

de l'image A1, la première en haut à gauche,

AG34

à la AG 34, la dernière en bas à droite.

Et donc chaque image a été rephotographiée, pour une quatrième génération, la première en numérique. Pour des résultats très variés en fonction des couleurs de l'image originale, de parfaitement juste :

?23

à très décevant (par rapport à l'image de base, en terme de fidélité chromatique) :

?27A

C'est dû au capteur du boîtier qui a beaucoup de mal avec le rendu des rouges et des couleurs en contenant. Non pas des « rouges de lumière incidente », comme un objet qui est rouge parce qu'il absorbe les longueurs d'onde de la lumière inférieures à 600 nanomètres, et donc renvoie par réflexion les longueurs d'onde supérieures par exemple, mais les rouges de lumière, comme quand un filtre rouge est placé devant une source de lumière blanche (ou du moins à large bande passante) : notre œil voit une couleur, mais l'appareil en montre une toute autre. C'est le même phénomène qu'en photo de scène : les rouges sont cramés, les violets profonds deviennent bleu clair, les ambres devient jaunes, beuark !

Journées Portes Ouvertes à Vitry.

Une petite annonce personnelle :

flyer JPO 2012

Vous pourrez venir voir le kiloptyque et ses enfants à l'occasion des JPO des ateliers d'artistes de Vitry sur Seine (94400, juste en bas à droite de Paris).

C'est à la Minoterie, l'atelier N° 11, 16 rue du 10 juillet 1940. Un plan est disponible sur le site de l'association Vitriosart.

mardi 3 avril 2012

Petit interlude en images qui bougent.

En pleine campagne de prises de vues avec le petit chariot, juste un petit lien vers des images fixes en mouvement :

Réglage reproduction 4G Kiloptyque CAF2..

L'image est un peu tremblotante aux changements d'altitude, c'est que l'on est quand même à un fort rapport de reproduction, environ 1/2, c'est une des 32 lignes choisies au pif dont je fait actuellement des reproductions pour la quatrième génération, la première en numérique.

Pour donner une idée de ce qui se passe à l'atelier. C'est assez fastidieux, mais en même temps, je suis tout d'abord assez content du fonctionnement du chariot, et puis j'éprouve un réel plaisir à rephotographier pour la quatrième fois ces images, une par une. Elles ont bien changé, depuis le début, et ce que je vois me plait bien.

À part un vrai problème de restitution de certaines couleurs par le capteur CMOS du D 300s, qui massacre allègrement les rouges, violets et autres oranges (ce qui est quand même dommage, vu le nombre important d'images de lever de soleil dans la série, je vais tester avec d'autres boîtiers pour voir, un bon vieux CCD, par exemple). C'est un problème que je connais bien en concert, mais là, entre l'image de contrôle sur le LCD de l'appareil et la vraie images à quelques centimètres, la différence est spectaculaire (en concert, je n'ai pas trop l'habitude de regarder ce que je viens de photographier, il y a un temps pour tout.

mercredi 21 mars 2012

Kiloptyque, prises de vues, reproductions pour une cinquième génération, en format 24 x 36.

Donc, si vous suivez bien, nous avons des reproductions pour une seconde générations d'images qui m'ont donné des films avec des négatifs issus de diapositives, une seconde campagne de reproductions pour une troisième génération qui m'ont donné des négatifs de négatifs, soit, des positifs, que je me suis empressé de figer dans de la résine, la quatrième génération est née peu après, nous avons donc des négatifs 4 x 5" (10 x 12,5 cm), que je reproduit à nouveau, mais cette fois, en format 135 (24 x 36), c'est quand même mon format de prédilection, et puis c'est aussi dans ce format que j'ai le plus de possibilités de dérives chromatiques, du fait d'un choix important dans mes tiroirs. On va donc commencer avec 25 émulsions différentes, aux dates de péremption allant de mai 1999 à avril 2013, ça devrait faire de la variété...

Les premiers tests donnent bon espoir :

K1-5G

Pour moi qui ai un certain goût pour la macro et microphotographie, le kiloptyque de 125 cm de large qui passe à :

G1-5G-2

7,5 mm (167 fois plus petit ;o), ça laisse entrevoir des possibilités rigolotes...

PS : Faites attention, si vous adoptez un kiloptyque, ça se reproduit à toute vitesse, ces bêtes là !

mardi 20 mars 2012

Petit chariot de prise de vues.

J'ai besoin de pouvoir rephotographier le kiloptyque image par image à nouveau, pour une quatrième génération des 1024 images. Là impossible évidemment d'utiliser le soufflet avec un reprodia, le film étant pris dans la résine, mon problème s'apparente à une prise de vue macro classique, à refaire quand même un certain nombre de fois...

Et le souci, avec la macro c'est la mise au point (bon, en photo, en règle générale, mais c'est vraiment très sensible en macro), quand on est au rapport un sur deux, voire un sur un, il faut un bon trépied solide, et un banc d'approche pour un confort optimal. Les premiers essais faits à main levée m'ont bien convaincu de l'impossibilité d'avoir un travail propre de cette manière, un trépied solide, à déplacer latéralement ne pose pas de grands problèmes, mais il faut rester le plus possible perpendiculaire, et ça, c'est bien moins facile. Et puis le réglage d'altitude ne se fait jamais non plus aisément...

main levée

À main levée, déjà, ce n'est pas parfaitement droit, et puis vraiment beaucoup de déchets pour un résultat final approximatif.

Je me suis donc décidé à une fois de plus résoudre un problème en m'en créant pleins de nouveaux ;o).

C'est la raison de du calme régnant ici ces derniers temps, l'apprentissage de la mécanique, c'est long, surtout si on a besoin d'un peu de précision.

La suite en images :

chariot 01 Déjà, le choix du matériau, le PMMA, c'est joli, facile à usiner, lourd (et plus c'est lourd, plus ça absorbe mieux les vibrations préjudiciables à la netteté de l'image), et puis j'en ai en stock (ce qui est aussi une très bonne raison, phynancière, celle là).

chariot 02 la valeur d'écartement des rails a été choisie arbitrairement, par rapport à la taille de mes chûtes de PMMA.

chariot 03 Une première version du système de roulement (en tôle) montée sur le chariot, àvec à gauche le système final, plus précis. À droite, la partie supérieure qui doit 1/ permettre un réglage de mise au point par mécanisme du genre à queue d'aronde et 2/ une possible rotation par rapport à l'axe de déplacement des roues (pour cette application là, ce n'est absolument pas indispensable, mais ça pourrait être utile à l'avenir.

chariot 04 Détail de la queue d'aronde pendant l'assemblage du sandwich de PMMA qui servira de base à l'appareil.

chariot 05 Un système par serrage fixe les deux paires de roues permettant le réglage fin du parallélisme.

chariot 06 Premiers essais de roulement, ça fonctionne !

chariot 07 Je peaufine avec un mécanisme sécurisant le chariot par des roulettes supplémentaires de part et d'autre venant appuyer par en dessous du rail, plus aucun risque de basculer.

chariot 08 Le voilà enfin prêt, avec sa petite platine de fixation rapide Velbon.

chariot 09 Le voilà en action (enfin presque, l'appareil est normalement posé dessus, mais là, je l'avais en main), ça reste très fastidieux, mais quand même bien plus rapide que si j'avais du le faire à la main, et puis trèèès stable. Encore quelques petites améliorations à y apporter et ce sera parfait (un rail supplémentaire en dessous pour assurer la portance et ne pas avoir de flèche au milieu , et... une petite motorisation ça serait vraiment chic !)

F25 Une petite idée de ce que ça donne comme résultat (bin oui, c'est rigolo de faire joujou avec des vis et des boulons, mais faut quand même que ça serve.

jeudi 15 mars 2012

1024!

Aujourd'hui, une image dont je reparlerais plus tard :

1024!

PS : si il se passe apparemment peu de choses sur ce blog, c'est que ça avance...

lundi 6 février 2012

Un peu le bordel dans ce blog...

J'ai publié quelques articles avec les dates d'écriture de l'article comme date de publication, donc, de temps en temps, des articles anciens (juste un poil corrigés et illustrés de frais) apparaissent bien avant la date du jour, pour ceux que ça intéresserait d'y jeter un coup d'œil, il faut donc revenir en arrière dans le temps pour lire de nouveaux articles...

dévoilage

mercredi 1 février 2012

Fin des tests pour la quatrième Génération.

Quatrième génération

J'ai fini les négatifs de quatrième génération pour une dizaine d'émulsions différentes en 4 x 5". J'ai commencé les premiers tests pour la cinquième génération par contact, mais il faut que je bricole une source de lumière. Ça avance, mais lentement...

mardi 17 janvier 2012

Article sur cuk.ch

linge à la fenêtre

Juste un mot pour signaler un article que j'ai publié sur le site cuk.ch sur le sujet qui me tient à cœur en ce moment, à savoir le Kiloptyque : Faire part de naissance : kiloptyque, « Ciel à la fenêtre II ».

mardi 10 janvier 2012

Bonne année 2012 !

Kiloptique « Ciel à la fenêtre II (t'as de beaux cieux, tu sais) »

Et voilà, il est là !

mardi 3 mai 2011

La résine.

La premier prototype de kiloptyque était satisfaisant du point de vue de l'idée générale, ça tenait debout, mais vraiment pas abouti pour ce qui était des finitions, ni dans la conception même de l'objet (qui il faut l'avouer n'était pas conçu, juste réalisé à l'arrache).

Alph.jpg

Le principal problème, c'était la fixation des 32 films. Avec la chaleur, les plaques de PMMA (Altuglass ou Plexiglass sont des noms commerciaux du Polymétacrylate de méthyle) de 2 mm d'épaisseur, une transparente devant, et une translucide derrière prennent du ventre, dans un sens ou dans l'autre, beaucoup trop souple pour une surface pareille. Du coup, les films qui ne sont maintenus que sur les côtés, par leurs extrémités , se mettent à pendouiller en leur milieu. Et ça va en s'accentuant avec le temps (la détérioration est très rapide, 24 heures suffisent à un effet déplorable). On m'a suggéré le verre, bien rigide, mais, pour une surface de 143 cm², il faut une épaisseur significative, et c'est très lourd, cher, et fragile : non !

Je ne sais pas pourquoi, bloqué pendant plusieurs mois par ce souci de construction, j'en suis venu à l'idée de couler les films dans de la résine d'inclusion. Là, c'était sûr qu'ils n'allaient plus bouger, attirés par la gravité. Bien sûr, en résolvant un problème simple par une technique que je ne maîtrise pas du tout, je me trouve confronté à tout plein de nouveaux problèmes.

J'ai la chance de fréquenter un établissement d'enseignement dans lequel, justement, le savoir qui me fait défaut dans ces pratiques, est parfaitement maitrisé par des collègues, que j'ai abondement questionnés. En plus de quelques heures de lecture de documentation absconse (pour moi qui ne suis pas chimiste) et de surf internet, j'étais prêt à me lancer. J'ai donc commandé un pot de résine Polyester pour couler quelques kvardekduptiks pour me faire la main :

kvardekduptiks

dimanche 23 janvier 2011

Bonne année 2011 !

Bien que ce blog ne soit pas encore né, rien ne m'empêche de le laisser croître quand même :

leon1024.jpg

Petite explication : le 24 décembre dernier, j'ai mis ce joli polaire cyan, sans penser à malice. Puis dans la journée, je me suis aperçu que j'étais habillé en négatif de père Noël, le cyan étant la couleur complémentaire du rouge (en photographie). J'en ai touché un mot à deux ou trois personnes que cette affirmation n'a fait que conforter dans l'idée qu'ils avaient de moi : un type un peu bizarre.
Puis le 26, profitant d'une jolie lumière hivernale, j'ai revêtu la tenue complète et demandé à Mayumi de me prendre en photo depuis la fenêtre, dans le jardin public en bas de l'immeuble.

Ensuite, un petit réglage de chromie (pour assortir au mieux la teinte du pull avec celle de la salopette) et on colle (salement) la tête d'un Léon choisi au hasard (Lev Davidovitch Bronstein pour ceux à qui ça dit quelque chose) et hop. Léon, parce qu'au même titre que le cyan est le « contraire » du rouge, Léon est l'anacyclique de Noël, et, ce Léon là me semble bien être aussi le « contraire » du père Noël. Puis juste un effet de symétrie et une inversion complète de la courbe pour faire un négatif de l'image originale.

J'ai bien aimé la tête d'une certaine personne quand je lui ai prouvé que je ne raccontais pas toujours n'importe quoi ;o).

vendredi 2 juillet 2010

Kiloptyque, prises de vues 2, reproductions pour une troisième génération.

Deuxième série de prises–de–vues.

J'utilise ici le même matériel que pour la première série, à une différence près, le dispositif appareil + soufflet + objectif + reprodia + flash n'est plus clampé sur la table, mais monté sur mon plus gros trépied pour l'amener à hauteur d'œil quand je suis debout. Avec des LED en lumière d'appoint, pour rendre le cadrage plus confortable.
En effet, si la première série de prise de vues ne nécessite aucun contrôle ni de cadrage (j'ai préféré opérer un léger recadrage), ni de netteté (la profondeur de champ à Ø8 est suffisante), il en va tout autrement pour la deuxième série.

Prise de vues 2

Tout d'abord, il s'agit de dupliquer des films en bande, donc un contrôle visuel du cadrage est indispensable. D'autre part, la disparité de densité des premiers négatifs (due à la disparité des masques) nécessite des corrections d'exposition qui seront effectuées (au pif) par l'intermédiaire de la bague de diaphragme (jusqu'à Ø4 pour les masques les plus denses), d'autres corrections d'exposition sont nécessaires avec les émulsions plus sensibles (320 et 400 ISO, Ø11).

En fait, pour la toute première série de deuxièmes repros, je n'avais pas changé le dispositif, il s'en est suivi un magnifique torticolis de trois jours !

J'ai d'ailleurs refait cette série trois fois. Pour la première, j'ai changé de négatif (le film source) toutes les six vues, le résultat, bien trop « carré » ne me plaisait pas du tout. Pour la deuxième fois, j'avais décidé de jouer sur l'aléatoire, en faisant une, deux, trois ou quatre photos par film source, le résultat; bien trop chaotique et bigarré, fatiguait le regard. Pour la troisième fois, je me suis laissé porter par les séries naturelles, suites d'images ayant la même origine temporelle, lumière et cadrage similaires, de deux ou trois images jusqu'à seize se suivant, et ça marche beaucoup mieux.

Petite parenthèse explicative sur cette histoire de changements de films.

Chaque émulsion a un rendu qui lui est propre, les différences souvent subtiles en développement standard (E-6) sont très marquées en traitement croisé. On observe sur certains films un voile coloré (que j'appelle masque en référence à l'horrible masque de contraste orange des « vrais » négatifs couleur) qui va du léger au très dense, dans des teintes très variées, bien caractéristiques d'un film donné.

Variété01

Les choses se compliquent singulièrement du fait de l'âge parfois canonique des films, de la différence d'émulsion entre deux films à l'appellation identique mais de lots (et d'âge) différents, et d'une possible interaction (là, il faut que je fasse quelques tests) au moment du développement, où cinq films dissemblables se retrouvent dans la même cuve, à échanger frénétiquement avec le révélateur.

Et donc, quand je rephotographie un négatif qui a ses particularités (lui–même reproduction d'une diapositive unique) avec un autre film ayant les siennes propres, j'obtiens après développement un résultat « singulièrement unique ».

Les deux premières séries (de duplis de la première série « Ciel à la fenêtre ») ont été dupliquées sans autre impératif que les changements de film susmentionnés, mais à partir de la troisième, j'ai essayé de tenir compte du rendu colorimétrique des films et des couleurs présentes (image comme émulsion) sur les films source, dans l'idée d'obtenir, de loin, des bandes colorées plus homogènes.

variété02

Et cette histoire prend beaucoup plus de temps que les premiers duplis, car en plus, il faut repérer sur le film source à quel endroit je me suis arrêté à l'aide d'une petite étiquette adhésive, histoire de ne pas reprendre deux fois la même photo (pas d'arnaque, ce sont bien 1024 images différentes qui sont présentées, pas 1022 et deux en double !). Et regarder les images sur la table lumineuse pour essayer d'apparier les couleurs entre le film source et ce que l'on suppose du rendu du film receveur. Par exemple : un film source avec un masque magenta assez prononcé (comme la Kodak E 100 S), reproduit avec une Fuji Astia 100 F au masque très vert devrait donner un vert bien plus flashy (le magenta étant la couleur complémentaire du vert, un négatif magenta donne un positif vert), alors que si je reproduit une Astia avec une autre Astia, j'obtiendrait des couleurs à peu près naturelles, avec en plus une dominante verte, le masque du film...

Je me rend bien compte que ces explications doivent paraître bien obscures à ceux et celles qui ne sont pas familiers de la cuisine photographique couleur, mais c'est comme ça que cela fonctionne...

Pas simple, mais rigolo à faire.

Il aura fallu 280 films pour réaliser les séries seconde génération et troisième génération...

mercredi 30 juin 2010

Kiloptyque, prises de vues 1, reproductions pour une seconde génération.

Prise de vues.

Pour résumer, j'ai décidé de montrer des films, donc, il faut que je les produise, ces films.

Il s'agit de reproductions de diapositives, j'utilise donc pour cela un dispositif parfaitement approprié :

un soufflet, avec un 50 mm et un reprodia , le tout monté sur l'appareil (le vieux F4s reprend du service).

L'éclairage, pour des raisons évidentes de quantité et de qualité (température de couleur) de lumière devant être parfaitement reproductible sera assuré par un flash.

Premiers tests : diaphragme Ø8 (le meilleur de l'objectif), trois films différents de la pleine puissance à la puissance minimum du flash (1/128), avec deux images très différentes. Hors de question ici de faire confiance à la cellule de l'appareil, les images à reproduire sont trop atypiques et je n'ai qu'une confiance limitée dans les choix qu'il pourrait faire.

Bien noter au passage la distance flash/dépoli du reprodia (7 cm), ainsi que la focale du réflecteur du flash (17 mm avec le diffuseur grand–angle intégré).

K1__01.JPG

Ça marche parfaitement à 1/64 de puissance (en fait, c'est assez difficile à analyser à l'œil, vu que ça a l'air bon de 1/32 à 1/128, je rappelle qu'il s'agit de traitement croisé, et que ce procédé est assez souple –entre la diapositive très peu souple dont c'est le film que l'on utilise, et le négatif couleur, dont c'est la chimie–).

Et c'est parti ! Travail assez fastidieux, car trèèèèès répétitif, mais ça avance assez vite. Au bout de quelques centaines de déclenchements, j'ai cherché à optimiser la position de l'opérateur, c'est debout que les articulations du bras droit (qui prend la diapo dans la boîte, la met dans le reprodia, la ressort du reprodia après déclenchement et la range dans une autre boîte) souffrent le moins, alors que la main gauche se contente d'appuyer sur le déclencheur souple.

Comme je change de variété de film à chaque fois que je change de bobine, avant de commencer, j'ai préparé un petit assortiment :

assortiment

Tout est noté : marque, modèle, date de péremption (si j'ai encore l'emballage la précisant) et acronyme (le petit nom du film, pour les intimes).

Précision : les plus fraîches des pellicules sont périmées de moins d'un an, quand aux plus anciennes, on atteint une péremption de 29 ans (1981) ! Sur cette première série de reproductions, je peux utiliser à peu près n'importe quel film, même si le résultat donne un négatif vraiment peu lisible (certains films ont un masque homogène vraiment très opaque qui donne l'impression qu'il n'y a pas d'image dessus, néanmoins, sur une table lumineuse et avec une bonne loupe, on arrive à distinguer quelque chose).

Il en va tout autrement pour la deuxième série de reproductions, laquelle devra être faite uniquement avec des émulsions ne présentant qu'un masque de faible densité, voire pas de masque du tout. Le choix de films se réduit donc pour la deuxième série, le but étant quand même qu'au final on voie toutes les images !

Trente–deux vues sur trente–deux films pour arriver au Kiloptyque, mais à la base, en comptant les ratés, il a fallu utiliser bien plus de films pour les repros de seconde génération.

Tout sur la deuxième série ici...

Un peu de maths ?

Je ne me rendais pas du tout compte de la taille que ça pouvait faire, 1000 photos, et j'ai longtemps été persuadé qu'une matrice de 33 par 33 me donnait 999, qui formait le kilo... Au premier calcul, j'ai déchanté, ça fait 1089, donc comment faire 1000 (ou 999) avec le produit de deux nombres ? et bien il n'y a pas pléthore de résultats utilisables !

25 x 40 = 1000

Ici le problème, c'est que les films ne font pas 40 vues, et qu'il est hors de question d'avoir un bout de film qui se balade ici ou là. Dans l'autre sens, je ne sais pas pourquoi, mais le format vertical pour des images uniquement horizontales, ça ne me parlait pas (mais si ça se trouve, ça marche bien, la forme se rapprochant plus de celle d'une fenêtre...).

27 x 37 = 999

Bon, là, c'est pareil, même s'il est possible d'avoir 37 vues sur un film de 36, ce n'est pas toujours le cas...

Et c'est à peu près tout, pour rester dans des proportions « raisonnables ».

Donc :

2¹⁰ = 32 x 32 = 1024 = 1 Kilo binaire

Là, ça marche très bien du point de vue des chiffres, et 32 vues sur un film, c'est parfait, ça laisse un peu de marge pour choisir au début ou à la fin de la pellicule.

D'où le kilo de 1024 et pas de 1000.

Quarante–deux !

C'est la réponse à la Grande Question sur la Vie, l'Univers et le Reste selon Douglas Adams.
C'est aussi l'une des réponses possibles à la Grande Question sur Mille, c'est Formidable, Mais n'y Aurait–il Pas Moyen de Faire un Peu Plus Petit et Plus Simple ?

Et oui, le kiloptyque, c'est formidable, mais c'est un peu encombrant, et coûteux et compliqué à produire, aussi je cherchais un nombre inférieur qui m'inspire.

Vingt–cinq, 25, j'aime bien, 5², c'est rond en bouche, ces deux chiffres à la fois ouverts vers l'extérieur et vers l'intérieur, mais c'est assez commun, et un peu trop peu, trop petit... Mais 25 n'est pas complètement écarté, je l'aime bien quand même.

Donc, pourquoi pas quarante deux, déjà comme clin d'œil à la fameuse trilogie en cinq volumes de Douglas Adams, et puis sinon, c'est un nombre assez quelconque, bien peu de particularités mathématiques à en croire l'extraordinaire Diconombres, si ce n'est une particularité en physique (optique) :

C'est l'angle constant que forme l'arc-en-ciel avec l'axe observateur- soleil.
Et considérant que je montre plutôt des images en couleurs agencées à peu près dans l'ordre de celles d'un arc–en–ciel (violet, indigo, bleu, vert, jaune, orange et rouge), cette coïncidence tombe à pic !
En plus, quarante–deux images divisé par sept couleurs me donne un six images par bande, ça tombe juste, ça tombe bien !

Pour finir, l'appellation en Grec ou Romain, qui sonne bien pour le kiloptyque, me plait beaucoup moins, pour quarante deux, ça sonne assez laborieux, aussi ais–je été jeter un œil, toujours dans le très riche Diconombres, du côté des chiffres dans toutes les langues, et là, en bas de la page, je vois un truc qui m'attire le regard et l'esprit : les nombres en esperanto, et là, notre quarante–deux devient kvardekdu, donc, pour les petites pièces, c'est parti pour les kvardekduptik ! Bien que je ne sois pas du tout espérantiste, cette idée de langue « universelle » m'a toujours séduit, donc...

Ce sera kvardekduptik !

Le premier proto en cours de fabrication.

Dernière minute : ayant récemment présenté le premier kiloptyque, un des visiteurs, intéressé par mes explications me demanda :

« Et, 1024, divisé par 24, ça fait quoi ? »

Et moi de répondre, « Beuuu, j'en sais rien, et pourquoi 24 d'abord ? »

« Pour savoir combien de temps ça fait en cinéma. » fut sa réponse, et il sortit son téléphone pour faire le calcul, et, je vous le donne en mille,

ça fait 42,6666667 !

J'avoue avoir été bluffé, espanté, comme quoi Douglas Adams avait bien raison, c'est bien la réponse à la Grande Question sur la Vie, l'Univers et le Reste !

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